Une année de célébrations pour le cinquantenaire du traité de l'Élysée (10 Jahre Élysée-Vertrag), traité signé le 22 janvier 1963 par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle.
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Cyrille Mainguy
Avez-vous fait toute votre scolarité dans une école française ?
En quelle année l’avez-vous quittée ?
Et le cas échéant, quel(s) diplôme(s) ?
Oui, à Port Vila.
Décembre 1992 avec le bac C, mention AB.
Votre scolarité dans une école française a-t-elle correspondu à une histoire ou une tradition familiale particulière ?
Plutôt à une tradition due à mes origines.
Quel a été ensuite votre parcours d’études ? Votre parcours professionnel ?
Deux ans à l’INSA de Lyon en section sport études qui n’ont pas marché, puis quatre ans à James Cook University à Townsville (Australie) pour y passer un « Bachelor of Civil Engineering ». Je suis rentré à Port-Vila en décembre 1999 et j’ai travaillé dans un bureau d’études sur Port Vila. En septembre 2008, je me suis mis à mon compte et j’ai créé « Mainguy Consulting Engineer and Project Management ».
Pensez-vous que votre scolarité dans une école française a eu une influence sur vos choix d’études ? Sur votre projet professionnel ?
Deux fois oui.
Quels ont été, selon vous, les apports principaux de votre scolarité dans une école française ?
Je pense que le niveau de connaissances générales était élevé, comparé avec le système anglo-saxon et en arrivant à l’université en Australie, cela m’a beaucoup aidé car je passais moins de temps dans les matières scientifiques et du coup, je pouvais plus me concentrer sur la partie études dans une langue étrangère…
Quel a été, pour vous, l’apport de l’école française dans le domaine de l’apprentissage des langues ?
J’ai appris l’anglais dès mon plus jeune âge à l’école et cela a été très bénéfique pour mes études supérieures en Australie.
Que pensez-vous des valeurs transmises dans le cadre de la scolarité dans une école française à l’étranger ?
Je suppose que le programme devrait être un peu plus adapté aux conditions locales et notamment intégrer un peu d’histoire du pays où l’école est installée.
L’école française que vous avez fréquentée vous a-t-elle semblée ouverte à l’environnement social et culturel local ?
Oui mais pas suffisamment à mon goût.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes en matière d’orientation scolaire et professionnelle, compte tenu de votre expérience ?
Pour la région du Pacifique, où je me situe, je recommanderai aux étudiants de finir leur scolarité secondaire dans un établissement français et de suivre un cycle universitaire en Australie ou Nouvelle-Zélande, afin d’en sortir complètement bilingue, vu que la majeure partie des pays du Pacifique sont anglo-saxons.
L’école française : un bon souvenir ? Des regrets ?
De bons souvenirs et pas de regret.