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Daniel Dalban, ancien élève des lycées français de Port Gentil (Gabon) et de Pointe Noire (Congo)

Daniel Dalban

  • Lycée français de Port GentilGabon
  • Lycée français de Pointe NoireCongo

Avez-vous fait toute votre scolarité dans une école française ?
En quelle année l’avez-vous quittée ?
Et le cas échéant, quel(s) diplôme(s) ?

Port Gentil (Gabon) que j’ai quitté en 1979 et Pointe Noire (Congo) que j’ai quitté en 1986 avec le diplôme du baccalauréat série C.

Votre scolarité dans une école française a-t-elle correspondu à une histoire ou une tradition familiale particulière ?

J’étais un fils d’expatrié en mission pour Elf Aquitaine.

Quel a été ensuite votre parcours d’études ? Votre parcours professionnel ?

BTS « comptabilité-gestion » et des unités de valeurs « finance » du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM).

Dix-neuf ans à BNP Paribas Assurance.

Parcours international initié en 2000 : six ans en Italie et de courtes missions en Angleterre, Suède, Allemagne, Thaïlande, Vietnam, Taïwan, et enfin Corée du Sud depuis janvier 2009 en tant que Chief Operating Officer de Cardif Corée.

Pensez-vous que votre scolarité dans une école française a eu une influence sur vos choix d’études ? Sur votre projet professionnel ?

Je pense qu’à l’époque les écoles françaises à l’étranger n’étaient pas aussi bien structurées. Manquant de maturité et n’étant pas préparé pour un retour en France, je dirais que mes choix post-baccalauréat n’ont pas été les plus appropriés.

Très clairement, ma scolarité dans une école française à l’étranger fut structurante pour mon choix de carrière internationale.

Quels ont été, selon vous, les apports principaux de votre scolarité dans une école française ?

Elle aura apporté une ouverture d’esprit que je ne pense pas être aisée dans une école en France (cela ne signifie pas impossible). Cela m’a aussi permis d’acquérir une adaptabilité plus développée. J’ajouterai une meilleure compréhension des différences.

Quel a été, pour vous, l’apport de l’école française dans le domaine de l’apprentissage des langues ?

Très sincèrement, le résultat ne fut pas excellent en ce qui me concerne. J’en porte l’entière responsabilité du fait de ma non-appétence envers les langues étrangères (à l’époque).

J’étais dans des pays francophones et l’enseignement des langues étrangères était loin  de qui est développé aujourd’hui à Séoul par exemple. Ceci est un progrès indéniable apporté par l’AEFE.

Que pensez-vous des valeurs transmises dans le cadre de la scolarité dans une école française à l’étranger ?

Elles correspondent à mes valeurs philosophiques. Mais il ne faut pas oublier la situation privilégiée d’un point de vue social.

L’école française que vous avez fréquentée vous a-t-elle semblée ouverte à l’environnement social et culturel local ?

Au Gabon, j’ai eu la chance d’apprendre la géographie et l’histoire du pays. Ceci permet de donner une meilleure connaissance de la culture locale. Oui, de fait, les écoles françaises que j’ai fréquentées ont toujours été ouvertes à la culture locale.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes en matière d’orientation scolaire et professionnelle, compte tenu de votre expérience ?

C’est le point le plus sensible. Le retour en France peut être douloureux s’il n’est pas bien préparé. Il ne faut pas oublier la situation privilégiée des écoles françaises à l’étranger pour le cursus scolaire (suivi intensif, niveau social homogène). Il ne faut pas prendre comme unique critère l’orientation scolaire, il faut aussi évaluer le niveau de maturité.

L’école française : un bon souvenir ? Des regrets ?

C’est un excellent souvenir avec le sentiment d’avoir vécu un privilège. Je n‘ai pas de regret particulier, car je n’ai conservé que les meilleurs souvenirs. Je pense que cette expérience a contribué à mon parcours professionnel relativement réussi.