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Campagne de recrutement des boursiers Excellence-Major de la promotion 2019 : bilan d’étape

Mis à jour le
05/06/2019

Pour la bourse d'études supérieures Excellence-Major, attribuée pour cinq ans à de jeunes non français sélectionnés pendant leur année de terminale, l'AEFE a reçu 544 candidatures en provenance des lycées français du monde. La nouvelle promotion Excellence-Major 2019-2024 sera constituée de 160 étudiants et étudiantes, dont 5 parrainées par le groupe TOTAL. Petit bilan d'étapes de cette campagne annuelle de recrutement de brillants boursiers qui font le choix de la France pour leur formation...

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BEM2019 : visuel article

Il y a eu cette année 544 dossiers de candidature à la bourse Excellence-Major, provenant de 74 pays différents. 66 % des élèves sont des candidates (62 % de jeunes filles en 2018 ).

À la prochaine rentrée universitaire, en septembre-octobre 2019, il y aura 160 lauréats et lauréates dans la nouvelle promotion, dont 5 – c'est une nouveauté – sont parrainées par le groupe TOTAL.

La commission de sélection a donc retenu 160 élèves sur liste principale et constitué une liste complémentaires de 40 candidats, puisque l’attribution de la bourse reste conditionnée à trois conditions :

  • la signature d’un document d'engagement certifiant l’acceptation des conditions générales applicables aux bourses Excellence-Major,
  • l’obtention du baccalauréat avec mention bien ou très bien,
  • la confirmation d’une admission dans l’enseignement supérieur français.

Le travail de la commission de sélection

Cette commission, où siège un représentant du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est présidée par Jean-Paul Négrel, directeur adjoint de l’AEFE, et organisée par le service orientation et enseignement supérieur (SORES) de l’AEFE. Elle est largement représentative de l'enseignement supérieur français puisqu’elle rassemble des membres issus des institutions suivantes :

  • établissements à classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), avec plusieurs proviseurs (des lycées Henri-IV et Louis-le-Grand de Paris, du Parc de Lyon et Fermat de Toulouse),
  • universités (Jean-Moulin-Lyon-III, Montpellier-I, Paris-Sciences-et-Lettres, Centre hospitalier universitaire d’Angers),
  • école d’ingénieur (INSA de Lyon),
  • Sciences Po.

Les dossiers, qui ont été présentés par des proviseurs des lycées français du monde puis classés et notés par les services de coopération et d’action culturelle (SCAC) des ambassades, sont soumis à une grille de notation comprenant les items suivants :

  • l’excellence des résultats scolaires,
  • la motivation et la cohérence du projet d’études,
  • le taux de bourse (priorité au plus élevé, sachant qu’il y a 3 niveaux de bourse selon les ressources de la famille du candidat : bourse de rentrée de 500 € par an, bourse de taux 1 de 222 € par mois et bourse de taux 2 de 685 € par mois),
  • l’implication extra-scolaire.

Le 16 mai dernier, la commission s’est réunie dans les locaux de l’AEFE pour les derniers arbitrages, 24 dossiers ayant obtenu des écarts de notes susceptibles d’influencer leur classement en liste principale ou liste complémentaire.

"impressionnée par la maturité, le volontarisme et l’attachement à la France des candidats…"

Lors de leur dernière réunion, les membres de la commission de sélection ont de nouveau exprimé leur estime pour les boursiers Excellence-Major, jeunes anciens élèves des lycées français du monde qui ont placé leur confiance dans le système éducatif français et qui, à l’âge de 17 ou 18 ans, quittent leur pays et leur famille pour commencer des études longues et exigeantes en France.

« J’ai été impressionnée par la maturité et le volontarisme des candidats et par l’attachement à la France dont ils témoignent dans leurs lettres de motivation » a souligné Sylvie Barata, représentante de l’université Jean-Moulin-Lyon-III.

« Cet attachement est même très émouvant » a surenchéri Jean Bastianelli, proviseur du lycée Louis-le-Grand et ancien proviseur de lycées du réseau (Munich, Vienne), qui a en outre rappelé tout le bénéfice que les établissements d’enseignement supérieur ont à accueillir des étudiants internationaux : « Cela fait beaucoup de bien dans nos classes préparatoires. Cela contribue à l’ouverture d’esprit de tous. D’un point de vue culturel bien sûr, mais aussi d’un point de vue académique car cette diversité apporte un enrichissement dans les différentes approches disciplinaires. »

Sandra Viegas, responsable de programmes éducatifs internationaux chez TOTAL, a expliqué que son groupe était convaincu de l’intérêt d’investir sur ces jeunes talents. « Nous finançons cinq bourses sur cinq ans et parrainons des étudiantes au profil scientifique venues du Mexique, du Brésil, du Liban et des États-Unis qui ont le projet de se spécialiser dans les énergies renouvelables. Car les énergies renouvelables sont le futur de Total », a-t-elle ajouté.