Communiqué

Vœux du président de la République à l'ensemble des Français de l'étranger

Madrid – Résidence de France – lundi 16 janvier 2012
Mis à jour le
17/01/2012

Le président de la République s’est rendu à la Résidence de France, à Madrid, pour y adresser ses vœux « aux près de 2 millions et demi de Français qui vivent, travaillent et étudient à l’étranger » dont le « dynamisme », le « talent » et le « courage » sont des « atouts pour la Nation française ». Le chef de l’État a consacré un important volet de son discours à l’enseignement français à l’étranger.

Le président Sarkozy exprimant ses vœux depuis la Résidence d

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Le président Sarkozy exprimant ses vœux depuis la Résidence de France à Madrid. © République française

Le président Sarkozy exprimant ses vœux depuis la Résidence de France à Madr...

Extrait de l’allocution présidentielle

(…) Je sais que votre vie quotidienne est largement conditionnée par la situation de vos enfants et notamment la question de leur éducation. 300 000 élèves dans notre réseau d’éducation à l’étranger, dont 110 000 Français, scolarisés, tenez-vous bien, dans 485 établissements à travers le monde répartis dans 130 pays, c’est cela aussi la France. Des Français partout dans le monde, des établissements scolaires où vous pouvez inscrire vos enfants partout dans le monde. 130 pays. La France dispose d’un instrument de rayonnement exceptionnel. En dépit de la nécessaire réduction de nos déficits publics, nous avons augmenté l’effort de la nation en faveur de ce réseau et nous nous sommes engagés dans une hausse de l’aide à la scolarité qui a doublé en 5 ans pour atteindre 125 millions d’euros. Malgré la crise, 32 000 élèves français bénéficient d’une aide à la scolarité, ils étaient 22 000 en 2007. Comprenez-moi bien, on ne peut pas dire aux Français à l’étranger : « c’est bien ce que vous faites, vous participez à l’image de la France, à la puissance de la France. Mais débrouillez-vous pour vos enfants ». Cela n’a pas de sens.
 
Cette aide à la scolarité repose sur la mesure de prise en charge des frais de scolarité, que j’avais promise en 2007, qui a été mise en œuvre progressivement et bénéficie aujourd’hui à 8 000 élèves. Nous continuerons. Si vous saviez ce qu’il a fallu insister pour maintenir cette promesse et la mettre en œuvre. Là encore, je ne comprends pas certains réflexes de notre administration, ou je les comprends trop bien. Quand on est en métropole et que ses enfants sont scolarisés, on trouve parfaitement normal, lorsqu’on inscrit ses enfants à l’école de la République, que les études soient gratuites. Et quand on est à l’étranger et qu’il existe un réseau public, en quoi la règle devrait-elle être différente ? On m’a dit : « pourquoi avez-vous commencé par la terminale ? » Parce que si j’avais commencé par la maternelle, on m’aurait dit le contraire, sauf que la différence, c’est que c’est plus cher d’avoir un enfant, un jeune en terminale que de l’avoir en maternelle. Et donc il m’a semblé plus juste de commencer la gratuité par ce niveau-là. Certains ont dit que cette gratuité allait supprimer les bourses. C’est faux. En 5 ans, les crédits consacrés aux bourses scolaires ont doublé, 50 millions d’euros en 2007, près de 100 millions d’euros en 2012. Et le nombre de boursiers a augmenté de 20 %.
Par ailleurs, nous avons engagé malgré la crise, un travail très important de rénovation et de construction de bâtiments d’enseignements.
 
Les rénovations dans le bâtiment scolaire ont concerné, ici en Espagne, Madrid, Barcelone et Valence. Hors d’Espagne, Bruxelles, Lisbonne et Vienne.
Nous avons acquis de nouveaux locaux pour l’enseignement à Munich, à La Haye, à Abidjan et à Berlin.
Nous avons acheté des terrains en vue de la relocalisation d’établissements scolaires français à Brasilia et à Vientiane. De nouveaux établissements ont été construits à Dakar, Ankara et Ho Chi Minh ville ; des chantiers viennent d’être lancés à Amman, au Caire, à Alger, à Tananarive, à Tunis, à Tokyo, à Nouakchott et, encore, à Madrid. Et des opérations sont programmées à Abu Dhabi, à Pékin, à Hanoi, à Moscou et au Maroc.

Mes chers compatriotes Français de l’étranger, je vous le dis, parce que c’est un élément essentiel de notre politique, le rayonnement du français, le rayonnement de la culture française, le rayonnement de notre pays, cela passe par l’éducation et par la culture. Et la réponse française à la crise, c’est la culture. C’est justement parce qu’il y a la crise qu’il faut renforcer nos moyens au service de notre langue, au service de notre culture.

Permettez-moi enfin de dire un mot sur la remarquable mobilisation du réseau de l’enseignement français à l’étranger, enfants, parents et personnels, dans les nombreuses crises que le monde a connues au cours des dernières années. (…)