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Parcours individuel de l'élève

Parcours d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel

Afin de favoriser un parcours choisi et construit, fruit de choix réfléchis et positifs, l’élève est accompagné tout au long de sa scolarité du second degré pour élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnelle. Ce projet est un véritable parcours d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel. Il est défini, sous la responsabilité du chef d’établissement et avec l’élève et ses parents, par les personnels éducatifs acteurs de l’orientation.

Schéma récapitulant différents éléments concourant à la construction par l'élève de son parcours d'information et d'orientation.
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Parcours d'information et d'orientation de l'élève

Schéma récapitulant différents éléments concourant à la construction par l'élève de son parcours d'information et d'orientation.

Schéma récapitulant différents éléments concourant à la construction par l'élève de son parcours d'information et d'orientation.

Apprendre à s’orienter

La capacité à s’orienter dépend de savoirs et de compétences acquises dans trois domaines :

  • la connaissance de soi
  • la connaissance des formations
  • la connaissance des métiers, du monde économique et professionnel.

Cette acquisition de développe sur le long terme et dans la continuité durant toutes les années de collège et de lycée dans plusieurs cadres :

  • les activités en classe
  • les entretiens individualisés
  • les événements et manifestations associant des partenaires du monde économique et professionnel (stages, visites, forums…).

Panorama des textes de cadrage de l’Éducation nationale relatifs au parcours construit de l’élève

Les textes fondateurs de l’éducation à l’orientation (EAO)

La loi d'orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989 a été l’un des premiers textes à souligner l’importance du sujet, en appelant à la mobilisation de tous les membres de la communauté éducative. Les circulaires n°96-204 du 31 juillet 1996 et n°96-230 du 1er octobre 1996 sont ensuite venues montrer la nécessité de « concevoir et de mettre en place une éducation à l’orientation » dans les établissements d’enseignement, de la cinquième à la terminale.
 
L’objectif est clairement énoncé. Il convient de transmettre à l’élève des « savoirs et des compétences », à l’occasion de « diverses séances de travail échelonnées sur l’année scolaire », dans trois domaines : « la connaissance de soi », « les systèmes de formation », « les activités professionnelles et l’environnement socio-économique ». Ce n’est qu’à cette condition qu’il pourra formuler, le moment venu, des choix d’orientation éclairés.
 
Si ces circulaires vont jusqu’à faire l’exposé précis des divers savoirs et compétences à acquérir dans chacun des domaines suscités (« Connaître les grands secteurs d'activités et, pour chacun d'eux, quelques métiers qui les composent », «Connaître le schéma général des voies de formation », « Être capable d'identifier et de hiérarchiser ses intérêts et ses aspirations personnelles »…), elles insistent également sur l’importance du volet orientation du projet d’établissement et définissent les missions des principaux acteurs.
 
Le volet orientation du projet d’établissement doit intégrer « l’ensemble des actions concourant à l'éducation à l'orientation et indiquer les progressions pédagogiques » annuelles pour l’ensemble des niveaux.
 
Chaque personnel de l’établissement doit participer à ce dispositif « en fonction de ses compétences propres » : le chef d'établissement « l’impulse et l’anime », en s’appuyant sur « son conseiller technique en la matière, le conseiller d'orientation-psychologue », le professeur principal « coordonne les actions d’EAO. » de la classe dont il a la charge, le documentaliste « forme les élèves à la recherche et à l'exploitation des informations », le conseiller principal d’éducation (CPE) « facilite le dialogue avec les familles » et les enseignants se chargent de tout ce qui peut être acquis « dans le cadre des disciplines ».
 
En dehors des séances de travail collectives en classe, ces circulaires sur l’EAO évoquent enfin la nécessité d’une « phase d’individualisation » conduite, notamment, par le professeur principal, « dans son rôle d’interlocuteur privilégié ». En 2006, la circulaire n°2006-213 du 14 décembre généralise l’entretien d’orientation au bénéfice des élèves de troisième et définit plus précisément la mission du professeur principal. Il lui est demandé de « faire le point sur l’étape actuelle du parcours de formation de l’élève [pour] envisager ses projets de poursuite d’étude en examinant tout le champ des possibles ». Cet entretien doit enfin permettre de « faire des préconisations ».
 

Les évolutions plus récentes

Avec la circulaire n°2008-042 du 4 avril 2008, le ministère de l’Éducation nationale confirme que l’accompagnement à l’orientation, en collège comme en lycée, demeure l’une de ses grandes priorités et annonce la mise en œuvre du parcours de découverte des métiers et des formations. Le PDMF succède ainsi à l’EAO. Ce parcours doit apporter sa part de contribution à une politique ambitieuse d’élévation des niveaux de qualification pour tous, de lutte contre les ruptures scolaires, notamment à l’approche des transitions, et de respect du principe d’égalité des chances.
 
En 2008, l’aide à l’orientation des élèves devient une cause européenne. Dans une résolution publiée au JO de l’Union européenne du 13.12.2008, le Conseil de l’Union recommande aux différents États membres d’inscrire « l’orientation tout au long de la vie » dans leurs programmes éducatifs et confirme que la capacité à s’orienter dépend des savoirs et compétences acquises sur la connaissance de soi (« Savoir s’auto-évaluer »), des formations (« Connaître les systèmes d’éducation de formation et de certification ») et des métiers (« Se familiariser avec l’environnement économique, les entreprises et les métiers »). Si l’EAO des années 90 désignait déjà comme essentiel le travail sur ces trois dimensions, le PDMF le reprend à son compte. Ces dimensions rentrent d’ailleurs depuis 2011 dans le champ du pilier 7 (« L’autonomie et l’initiative ») du socle commun des connaissances et compétences à acquérir par les collégiens en fin de troisième.
 
La circulaire n°2008-092 du 11 juillet 2008 sur le parcours de découverte des métiers et des formations généralise les entretiens personnalisés d’orientation sur trois niveaux (troisième, première et terminale) et détaille toutes les caractéristiques du PDMF : éléments de mise en œuvre, rôle des différents acteurs, organisation et actions à privilégier au collège et au lycée. Bien des principes de l’EAO sont réaffirmés :

  • Le parcours de l’élève doit être construit par l’équipe éducative (les enseignants de toutes les disciplines sont concernés) et piloté par le chef d’établissement.
  • Il s’inscrit dans le volet orientation du projet d’établissement et doit être soumis à l’avis du conseil d’administration.
  • Il contribue au lycée au processus de l’orientation active et alimente le volet orientation de l’accompagnement personnalisé.
  • Ses activités se déroulent sur les heures de vie de classe inscrites à l’emploi du temps et sur le tiers du volume horaire annuel de l’accompagnement personnalisé au lycée.
  • Il fait l’objet d’une programmation trisannuelle et fixe des activités à chaque niveau.
  • Il s’appuie sur une continuité qui s’étend de la cinquième à la terminale.

 
Chaque niveau est caractérisé par une activité dominante :

  • Au collège, la classe de cinquième privilégie la découverte des métiers, la classe de quatrième la découverte des voies de formation, et la classe de troisième fait le bilan du parcours au collège et permet de définir le projet de poursuite d’études.
  • Au lycée, la classe de seconde met l’accent sur l’adaptation et la construction du parcours au lycée, la classe de première sur la construction du parcours post-bac et l’appropriation du portail des admissions post-bac, et la classe terminale sur la finalisation des choix et l’élaboration de stratégies.

 
Le PDMF est un cadre général, jalonné d’« étapes métiers » et de « temps forts », servant à mettre en cohérence toutes les activités proposées par l’établissement en matière d’information et d’orientation :

  • Carrefours des métiers et forums des formations au lycée ;
  • Visites d’entreprises locales ;
  • Accueil au lycée d’établissements de formation français ;
  • Séquences d’observation en milieu professionnel ;
  • Entretiens personnalisés d’orientation en troisième, première et terminale ;
  • Journées ou semaines de l’orientation ;
  • Passeport orientation formation (Webclasseur) ;
  • Orientation active et conseil d’orientation anticipé en première, etc.

 
Dans ce cadre, tous les partenariats sont à solliciter (parents, entreprises, établissements de formation…) et il convient de s’appuyer sur toutes les ressources à disposition (documentation physique et numérique de l’ONISEP proposée au CDI du lycée, service dématérialisé d’orientation en ligne www.monorientationenligne.fr, etc.).
 
Enfin, au fur et à mesure de son parcours, l’élève doit pouvoir compiler, son travail dans un livret personnel (le « passeport orientation formation » avec sa déclinaison numérique, le « Webclasseur »).
 
En octobre 2009, la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) publie un manuel « Apprendre à s’orienter tout au long de la vie, 15 repères pour la mise en œuvre du parcours de découverte des métiers et des formations » pour aider les équipes éducatives à mettre en place le PDMF. Ce document fait le point sur les progressions pédagogiques à suivre au collège comme au lycée et propose, pour chacun des niveaux de la 5e à la terminale, un certain nombre de pistes de travail.
 
La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prévoit un « parcours d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel ». « L'orientation et les formations proposées aux élèves tiennent compte du développement de leurs aspirations et de leurs aptitudes et des perspectives professionnelles liées aux besoins prévisibles de la société, de l'économie et de l'aménagement du territoire. Elles favorisent la représentation équilibrée entre les femmes et les hommes parmi les filières de formation » (article L331-7 du code de l’éducation).